mardi 20 janvier 2004

Le retour gagnant d'Astérix chez nos cousins Bretons

Revue de presse

Après que des différends commerciaux concernant la fraîcheur des poissons et la dureté de la chair des sangliers aient opposé des plaideurs professionnels, une poignée de Grand-Bretons a réussi à faire revenir nos héros préférés sur les plateaux brumeux d'Albion.
Suite à un long et difficile voyage d'études (pubs, mégastores, théâtres, shoppings…) que nous venons d'effectuer à Londinium, il est tout d'abord à noter que la cervoise y est beaucoup moins tiède, semble-t-il, qu'au siècle précédent. Encore une avancée culturelle ( !) due aux visites multiples des Gaulois ravis de franchir le Channel avec "Yourôstar". La presse a donc salué le retour d'Astérix (voir la couverture de ce supplément littéraire de "THE TIMES" qui titrait : "L'IRREDUCTIBLE ASTERIX", un sommet absolu de la littérature européenne !…
"Je vois des tribuns sceptiques, mais, je n'exagère pas." Vous pensiez que Balzac, écrit le célèbre journal, était le colosse de la culture gauloise ? Bah ! Ce titre revient de droit à un petit héros chevelu, vivant 50 ans avant J.-C. "
Et, de fait, le retour gagnant s'est concrétisé par des ventes exceptionnelles de l'album "Astérix and the class act", la version anglaise de notre Rentrée gauloise, menée tambour battant par Orion, la nouvelle tribu Grande-Bretonne amie du Village des irréductibles !!! Le slogan de l'année y sera : "Welcome back Astérix ." Il faut dire que toute la collection, indisponible depuis prés de quatre ans, sera, dans de nouvelles colorations, encrages et couvertures, de retour dans les (bonnes) échoppes outre-Manche à partir d'avril prochain! "By Jove !" Euh, non, "Damned", non plus ! Par Toutatis, my dear !

mardi 20 janvier 2004

Les prix Albert Uderzo 2004 de la ville de Nîmes

Revue de presse

Pour la troisième année consécutive, l'association BD en Bulles prépare dans le calme absolu ( !) le Salon européen de la Bande Dessinée de Nîmes. Les papiers gras commencent à joncher les bureaux, ah! tiens, merci les copains, dit Jean-Mi, le baroudeur, mon billet de cinquante euros pour les pizzas était sous la pile des faxs. Thierry, le manager bon vivant transpire : il vient de transporter les trois sangliers -" Et, y sont même pas rôtis, pfff ! "-de la librairie à la Mairie où doit se dérouler la conférence de presse du prochain salon (12, 13 et 14 mars 2004). Sylvie, la petite fée de la bande, le rassure : "Té, ils auraient l'air fin tes sangliers rôtis devant les journalistes !" tout en répondant au téléphone aux questions du contrôle de maths de sa fille, dix minutes avant le début de la conférence !…
Comme cela, à trois, ils réussissent à coup de disputes et d'émotions à faire vivre un événement à part sur la planète BD. Au service de leur passion, la BD, et des lecteurs (ce qui est rare) et des auteurs (gentillesse et respect des créateurs), ils développent un projet aujourd'hui largement soutenu par les responsables de la Ville. C'est pour toutes ces raisons qu'Albert Uderzo et son équipe donnent depuis l'origine le coup de main nécessaire et soutiennent pour la troisième année consécutive ce salon.

Créés en 2002, les Prix Albert Uderzo de la Ville de Nîmes donnent l'occasion de primer trois niveaux d'auteurs : un Grand Prix vient couronner une carrière, c'est le sanglier d'or qui orne déjà les cheminées de Gotlib (2002) et Roba (2003). Le lauréat 2004 sera connu le 13 mars prochain. Un sanglier d'argent récompensera cette année le meilleur album de bande dessinée sorti en 2003. Guarnido (2002) et Gibrat (2003) sont les premiers collectionneurs des sangliers d'argent. Enfin, un sanglier de bronze honore le jeune talent de l'année.


Le jury 2004 prépare ses fiches en ce moment même. Il réunit autour d'Albert Uderzo, dessinateur de son état, Sylvie Uderzo, directrice des Editions Albert René, Christian Clavier, empereur et Gaulois, selon les jours, Jean Todt, placide ferrariste et éternel vainqueur des cohortes désorganisées, Laurent Gerra, le plus drôle irréductible de Lutèce, Yann Arthus-Bertrand, seul témoin, avec preuve, du village des fous vu du ciel, Stéphane Meca, qui, dans les arènes, prend le style d'Astérix face au taureau, François Julien, un Polnareff avant la crise et toujours journaliste talentueux à VSD, et enfin, nos trois héros de Bd en Bulles. "Peuchère ! Du beau linge pour Nîmes 2004 ! Je viendrais avec mon appareil photo !"