mercredi 14 avril 2004

De Londres à Madrid...

Edition

Londres.- L'éditeur britannique Orion va proposer à la Reine de retour chez nos cousins Grand-Bretons, de remplacer leur boisson nationale… Le thé d'Elizabeth, pourtant toujours préparé avec l'eau de Buckingham Palace (que sa Majesté emmène par container partout dans le monde), devrait être, en effet, bientôt détrôné (!) par la potion magique.
Après une quasi-absence de cinq (five) ans, les premiers albums d'Astérix sont de retour sur les plaines d'Albion. Et quel retour! Les 6 (six) premiers titres (from Asterix the Gaul til Asterix and Cleopatra) avant même d'être sur le marché sont déjà en réimpression. Les libraires (booksellers, on remarquera ici la différence linguistique entre le français et l'anglais qui n'hésite pas à désigner clairement notre partenaire favori comme "un vendeur de livres") britanniques sont ravis : Asterix (sans l'accent) est un Gaulois dont raffolent nos amis so british.

Barcelone, Madrid.- Cinq mois après la sortie en Espagne d' "Astérix et la rentrée gauloise", l'album est encore en tête des ventes de livres en Espagne. En cumulant les ventes en castillan et en catalan, la passion des Espagnols pour Astérix va crescendo. Le nouvel éditeur, Salvat, y est pour une bonne part. Il faut dire que la campagne presse du dernier album a fait un carton chez nos voisins Ibères.
L'Espagne du XXIème siècle est très sensible au charme des Gaulois y des Gauloises selon Goscinny y Uderzo. La preuve est ce dernier projet éditorial qui est un succès en kiosques (vous savez, les vendeurs de presse que l'on trouve sur les "ramblas" en dégustant des churos ou des tapas, selon l'horaire): une édition cartonnée dans un format réduit reprenant toute la collection des 32 albums d'Astérix. Viva Espana !

mercredi 14 avril 2004

Le courrier d'Albert Uderzo

Revue de presse

Chose promise, chose due… Nous avons lu toutes les questions que vous avez bien voulu adresser à Albert Uderzo au péril de nos performances optiques, nuit et jour donc, et nous avons soumis trois questions choisies après quelques pugilats, vous vous en doutez, Monix a été la plus sévère, puisque elle a massacré une daurade de quinze jours sur la tête de Catarinix jusqu'à épuisement.
Vous pouvez adresser vos questions pour la prochaine missive à Doubleclix.

Voici donc les réponses du "Maître" à ses lecteurs du monde entier.

Question 1
Félix Bernier (Canada) : A quel personnage d'Astérix croyez-vous ressembler ?

Albert Uderzo : "J'espère à aucun ! Mais, ce n'est pas moi qui peux le déterminer. Franchement, il paraît qu'un dessinateur se représente souvent sans le savoir. Alors, certains dans ma carrière m'ont identifié parfois à Laverdure (!) de la série Tanguy écrite avec Jean-Michel Charlier, puis plus tard, ce fut derrière les traits d'Assurancetourix que d'autres ont cru me reconnaître… J'aimerais bien savoir pourquoi d'ailleurs, par Belenos !"

Question 2
Raphaël (France) : La féérie que l'on découvre dans certaines cases d'histoires courtes (du Printemps gaulois à Chanteclairix) inondera-t-elle un jour le Village le temps d'un album ?

Albert Uderzo
: "Il est vrai qu'au hasard des cases, je m'amuse à glisser parfois des références issues du monde des contes. Deux précisions sur ce sujet : la première est que l'univers imaginé avec mon ami René Goscinny est bien fondé sur des thèmes magiques : sans la potion magique du druide, comment nos héros résisteraient-ils ? Le secret de la résistance d'Astérix est bien là. Le second élément est lié à la plupart des séries que j'ai développé dans ma jeunesse. D'Arys Buck à Belloy, souvent, les personnages que je développais baignaient dans des univers plus ou moins magiques, avec des potions miraculeuses et des casques ailés… Dans l'album Astérix, la rose et le glaive, de mémoire j'ai glissé même un dragon… !"


Question 3
Esteban Lopez, (Mexico) : Como fue la idea de crear a Astérix ?

Albert Uderzo : "Je suis ravi de répondre à ce lecteur mexicain sur la question éternelle et légitime : comment est né Astérix ? Après huit ans de collaboration formidable mais économiquement frugale avec René Goscinny, le projet de François Clauteaux de créer le journal Pilote est à l'origine de l'idée d'Astérix. Devant créer des séries pour le public français (entendez par-là des séries non américaines qui envahissaient le marché français des "illustrés" à cette époque), René et moi devions trouver l'idée magique. Un après-midi chaud de l'été 1959, ce devait être au mois d'août, à l'heure de l'apéritif, autour d'un (ou deux) pastis, René me demande de réciter l'histoire des hommes en commençant par les origines. En bon élève d'école primaire, je cite les hommes de la préhistoire…
Neandertal et ses copains n'inspirent pas René. Je cite ensuite… les Gaulois, Vercingétorix… Tope-là me dit René. Et lui d'inventer un dictionnaire décliné de notre culture communale, et moi d'envisager des bagarres, un druide et sa potion magique. Et paf, et pif et par Toutatis, Astérix et ses copains sont nés en quelques minutes sur un balcon de la banlieue parisienne… !"

mercredi 14 avril 2004

Les 15 ans du Parc Astérix

Parc Astérix

1989-2004 = 15 ans!
Déjà quinze ans qu'au Nord de Paris, à la frontière de la Picardie, un "Village d'attractions" résiste encore et toujours à l'ennui qui envahit tristement nos contrées mondialisées ! Cette année le Parc a rénové et enrichi le Village d'Astérix pour lui redonner un rôle d'attraction incontournable. Le Parc attire chaque année plus de deux millions de visiteurs. Des fêtes, des banquets sont prévus tout au long de la saison, de quoi séduire les têtes blondes, brunes ou rousses qui déferlent sur la Via Antiqua !… Cette fois-ci, j'ai pas eu le courage de refaire Goudurix, le grand huit… Ma femme m'a traité de lâche. J'y ai dit que je reviendrai, et que je veni et vici ! Trop ce Parc, dur pour les hommes !

mercredi 14 avril 2004

Du neuf sur votre site préféré

Le Site Officiel asterix.com

Le site risque la surchauffe. Sans les SPAM (après les SPQR, nouveau sigle romain sur internet désignant des attaques ennemies), on ferait encore mieux même ! La moyenne du premier trimestre 2004 après J.-C. amène le score à une moyenne mensuelle de 18 millions de baffes, pardon de hits, et plus de 250 000 visiteurs par mois.
Vous ne manquerez pas les nouvelles e-cards à envoyer à vos assistantes préférées, les nouveaux feuilletons "radiophoniques", les archives qui s'enrichissent du journal exceptionnel de 1994 en français et en espagnol (castillan)… !
Et, croyez-moi, cela ne fait que commencer !