D'abord, je conseille aux détracteurs de le lire. Non, pas de le feuilleter seulement, mais bien de le lire. Car, ce faisant, le lecteur s'aperçoit que notre auteur s'est régalé, s'est amusé et a retrouvé sa gourmandise tout entière. Bien sûr, comme tout nouvel album, à la première lecture, le lecteur peut être surpris de découvrir tel ou tel personnage, et cette fois-ci plus particulièrement, des extra terrestres visitant le village que nous connaissons bien. Mais bien vite, il se délecte des dessins virtuoses qu'Albert Uderzo nous offre et saisit progressivement toutes les clefs que contient cette aventure. Il décrypte peu à peu les codes d'accès à cette œuvre qui, par sa modernité, change, oh ! pas pour très longtemps, quelques habitudes.Qu'a donc voulu nous raconter l'auteur ? Une histoire de visiteurs venus d'ailleurs qui auraient débarqué pour se battre avec nos héros favoris ? Pas du tout ! Non, Albert Uderzo vient nous rajouter dans la formidable galerie de portraits que la série d'albums nous a déjà offerts, les symboles d'un impérialisme dont il aime à se moquer (comme René et lui se sont toujours amusés à caricaturer, tous les personnages qui nous entourent), tout en avouant toute l'admiration qu'il éprouve pour le grand créateur qu'était Disney (Tadsylwien est un anagramme de Walt Disney) !
Les super héros caricaturés en Arnold sont un des plaisirs de l'album. Face à eux les Nagmas tentent eux aussi de dérober cette fameuse potion magique que le monde nous envie. Quel est le propos ? Il est à deux niveaux : le premier est que dans la concurrence entre comics, mangas et BD, Albert choisit son camp : ni les premiers ni les seconds, quels que soient leurs talents respectif, ne pourront venir à bout de la BD franco-belge. En clair, pour rire, ils n'auront pas l'Alsace et la Lorraine du village gaulois, c'est à dire la formule magique ! Et, lorsque nous refermons l'album, le sourire narquois d'Astérix est destiné à nous rassurer : non, l'esprit gaulois n'est pas mort, "qu'y z'y viennent les envahisseurs", les Gaulois du village sauront toujours les faire repartir bredouille ! Non, mais sans blague !
Si le lecteur a toujours le dernier mot, sa liberté étant d'aimer ou de ne pas aimer tel ou tel album, il doit pouvoir lire en toute indépendance en se faisant son opinion par lui-même. Or, ici, nous vous livrons, en exclusivité, l'histoire secrète, (tout est BD), du lancement qui, depuis la Belgique, a pu générer un début de polémique. Car des espions à la solde de… Mais, à vous de vous faire une opinion. Attention, nous ne sommes pas très loin de l'album "la zizanie". Pour lancer notre exposition "Le Monde Miroir d'Astérix" à Bruxelles, nous sommes partenaires de nombreux médias (TV, radios et presse écrite francophones et néerlandophones). Furibonds, quelques journalistes de groupes concurrents, ont donc cru bon de tenter une opération de déstabilisation digne de Détritus, pas moins ! Ils sont allés, en effet, dénicher un polémiste, pour commenter (non, pas commenter, assassiner !) le nouvel album d'Astérix sur un JT belge, la veille de la sortie, soit le 13 octobre à 19 heures ! Si ce n'est pas un coup à la Détritus, je ne m'appelle plus Doubleclix ! Car, pour citer Molière, calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! Dommage que la fête chez nos amis Belges (francophones) ait été, a posteriori, troublée par ces manœuvres qui sont, d'ores et déjà je vous rassure, vouées à l'échec.
Le nouvel album est plébiscité par les lecteurs : déjà 1,2 millions d'exemplaires écoulé en 6 jours en langue française ! En Espagne, en Allemagne, en Grande Bretagne,… plus de 40 % de la mise en place ont quitté les échoppes. Les records sont battus !




Comme je vous l'avais annoncé, voilà un album qui renouvelle les codes et qui, fondamentalement, est d'une vraie modernité pour un auteur de 78 ans! Les commentateurs devraient progressivement découvrir qu'il s'agit d'un album original à plusieurs niveaux. Pour la première fois, nos " zamis " américains sont, en effet, stigmatisés. Les forces impériales ne sont plus seulement celles de Jules, mais aussi celle de Hubs, anagramme, le chef des superclones! L'avenir nous dira si la caricature de Schwarzy va l'aider ou non dans sa future course présidentielle!...

A l'aube, à Dijon, rue de la Liberté, la Lib de l'U ouvrira ses portes aux premiers éveillés. En banlieue parisienne, à Puteaux, le Virgin du RER mettra ses piles gauloises dès 8 heures pour redonner le sourire aux quelques (rares) tristes mines qui empruntent les couloirs. A Maromme, en Seine maritime, rue du Moulin à Poudre, la librairie Colbert organisera des festivités gauloises avec défilé pour les plus jeunes pendant la journée du 14 et des cadeaux pour les plus beaux costumes !
